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Le monde surfe sur la vague des tendances. Pour preuve, des agences de marketing scrutent la société dans ses moindres détails pour nous dégoter les tendances comportementales de demain. Des termes barbares comme metrosexuel ou ubersexuel sont apparus dernièrement. C'est à ce moment que vous vous grattez intelligemment le front avec votre index en faisant une grimace et que vous vous dites "Mais c'est quoi ce charabia ?" Alors non le métrosexuel n'est pas quelqu'un qui fait l'amour dans le métro et non l'ubersexuel ne désigne pas quelqu'un qui ne couche qu'avec des personnes s'appellant Hubert. C'est bien plus subtile.

Le métrosexuel (métropolitain + sexuel) fait état de l'homme en tant qu'être féminin. C'est un consommateur urbain de moins de 35 ans qui assume entièrement sa part de féminité. Il fréquente les salles de sport, les salons de beauté (épilation, bronzage ...) et les rayons cosmétiques et diététiques des supermarchés. Il est sophistiqué et bien habillé, genre David Beckham.
Cet homme venait à peine d'être fraîchement débarqué qu'un nouveau type d'homme semble prendre le dessus. La lutte de pouvoir continue et place maintenant à l'ubersexuel (uber qui en argot américain veut dire "super"). C'est un concentré de testostérone, la virilité à l'état pur. La barbe et les poils débordants ne lui font plus peur, il est un brin macho mais pas trop. C'est le George Clooney dans toute sa splendeur.

Je sens que vous êtes perdus et moi aussi. Et dire qu'il y a des gens qui travaillent d'arrache-pied, se torturent les méninges pour créer ces néologismes aussi saugrenus qu'originaux. Quel intérêt ? Révéler peut-être la crise identitaire masculine ? Et pourquoi toujours s'entêter à catégoriser les populations ? A vrai dire, je n'en sais pas plus. La seule chose qui importe est que ces tendances iront gonfler les budgets marketing et publicitaires des grandes marques désireuses d'être in.
Pour votre information, ces tendances ont été révélées avant la crise des banlieues (je suis un peu en retard). Bien entendu, ces agences n'ont pas réussi à prédire l'avénement d'un nouveau genre masculin, à savoir le jeune en jogging, casquette et baskets, au tempérament chaud, limite incendiaire. Alors Monsieur Sarkozy, vous avez oublié de préciser dans votre commentaire de réponse sur le blog de Mathieu Kassovitz que vous aviez écouté les bureaux de tendances plutôt que vos conseillers. Pas malin.

Métrosexuel, ubersexuel, rétrosexuel, hétérosexuel, transexuel, homosexuel, bisexuel, quadrisexuel ou sexuel tout court, faites votre choix ... ou pas !