environnement

Les tendances existent aussi dans le milieu commercial. Depuis quelques années déjà, le client est tout particulièrement mis sur un pied destal (mieux :)). Les campagnes de publicité sont en plus en plus ciblées, on sort du marketing de masse (même produit pour tous) pour entrer dans l'ère du marketing one-to-one (un produit pour chaque personne). Les entreprises essaient de proposer des produits/services en fonction du profil du client : besoins, centres d'intérêt (loisirs, voyages, culture etc.). Ces offres sont le fruit d'une longue réflexion marketing autour du produit, de la concurrence du marché et de la segmentation de la cible (enfants, adolescents, adultes, séniors, catégories socioprofessionnelles, comportements d'achat etc.) entre autres. Le client est roi et la plupart des entreprises continuent d'investir dans le maintien d'une relation-client de bon aloi.

Cette tendance va sans doute perdurer mais on voit de plus en plus apparaître un nouveau phénomène, une nouvelle orientation prise par les grandes entreprises. Les patrons se tournent désormais vers le développement durable engageant ainsi la responsabilité de l'entreprise dans l'environnement, le social et la citoyenneté. Ethique et solidarité sont les mots d'ordre de ce nouveau concept en vogue. Soudainement, les projets foisonnent : limiter le nombre de voitures utilisées dans les entreprises, supprimer les sachets plastiques dans les supermarchés, sensibiliser le personnel en l'impliquant dans des missions humanitaires ... Prise de conscience tardive des risques de l'industrialisation, de la mondialisation et de la pollution sur l'environnement ? Indéniablement. Marketing de l'image de l'entreprise ? Incontestablement. Efficacité des plans d'action sur le long terme ? Cela reste encore à prouver.

Quelques exemples.
Les hypermarchés Leclerc ont supprimé progressivement les sacs plastiques généralement donnés à la caisse. Côté client, La colère et l'étonnement étaient au rendez-vous mais cette initiative a fini par s'imposer majoritairement. Tout est une question d'éducation des comportements. Quand je pense qu'un sac plastique est devenu indispensable à notre vie quotidienne (18 milliards distribués chaque année en France), qu'il met près de 200 ans à se dégrader, qu'il enlaidit les paysages et pollue les fonds marins, je me dis qu'il vaut mieux utiliser le vieux cabas de ma grand-mère pour m'approvisionner même s'il est tout moche et n'a qu'une roue.
Par ailleurs, on peut citer la récente taxe sur les billets d'avion approuvée par le conseil des ministres, le but étant de rajouter 4 à 40 euros sur le prix de billets en fonction des destinations hors UE. Cette taxe servira pour lutter contre les maladies (sida, paludisme, tuberculose) dans les pays en voie de développement. Je comprends le bien-fondé de la taxe mais est-ce bien raisonnable de taxer un secteur qui vient à peine de sortir la crise ? Cela ne va-t-il pas engendrer des lourdes suppressions d'emplois ? Et le service clientèle en pâtira-t-il ? On aura les réponses en juillet 2006, date de la mise en application de la taxe qui s'appellera la taxe Chirac ...

En tout cas, investir dans le développement durable est un pari sur l'avenir, l'avenir des futures générations. Les moyens financiers et humains engagés sont considérables. Que les entreprises s'emparent de ce concept est déjà un grand pas dans la préservation de notre planète et que l'homme puisse changer ses habitudes quotidiennes en serait un autre. Je ne veux pas donner l'impression de faire le moralisateur mais le moindre geste compte. A ce propos, je ne me lave plus qu'à l'eau de pluie (heureusement qu'on est en pleine saison des pluies à la Réunion), je vis à la lumière de la bougie et je roule en vélo ! Si c'est pas beau ça.

Pour un comportement citoyen et responsable, allez faire un tour sur le site Planète Nature de Nicolas Hulot.