Le progrès a fait que La cabane au fond du jardin chère à Laurent Gerra n'est plus d'actualité. Si nos grands-parents et parents ont connu ce genre d'incommodités, nous, fils et filles de la modernité, avons la chance de disposer de toilettes parfumées à la lavande avec des murs en béton et un plafond au dessus de nos têtes. Alors si en plus on peut écouter de la musique ou jouer à des jeux vidéos ou au sudoku, on voudrait y passer plus de temps en buvant plus de bière d'eau.

Tout ça pour dire que j'aurais bien voulu me trouver dans ces endroits bien équipés aujourd'hui en fin d'après-midi au bureau. Eh oui, petite anecdote de la journée, on m'a malencontreusement enfermé dans les toilettes pendant que j'étais occupé sur le trône. J'ai à peine eu le temps d'entendre la clé tourner dans la serrure qu'il était déjà trop tard. Les employés étant presque tous partis à cette heure là et un peu affolé, je pensais déjà à la longue nuit qui m'attendait à me morfondre dans cette pièce étroite. Bien entendu, pas de téléphone portable ni de couteau suisse à portée de main et je n'avais pas vu assez d'épisodes de MacGyver pour pouvoir crocheter une serrure avec du savon, du PQ et une brosse à chiottes. Je commençais à frapper sur la porte pendant de longues, très longues minutes jusqu'à ce qu'un employé vienne enfin me libérer. Sérieusement, je me voyais mal en train de m'époumoner à travers les nacots ou en train d'essayer de défoncer la porte à coups d'épaule.

Il faut croire que j'accumule ce type d'expériences. Il m'est arrivé à peu près la même mésaventure il y a deux ans quand je me suis retrouvé enfermé dans une rame de métro parisien après le terminus parce que je m'étais assoupi. Je n'ai donc pas pu descendre à temps du métro. Maintenant je sais que les métros après le terminus font demi-tour pour reprendre la ligne dans l'autre sens sauf en fin de service évidemment. Ouf sauvé !

Il vaut mieux en rire hein.